Collecte à l'occasion de « Orphelins », Cie Héros-limite

30 MARS 2016.

Orphelins

Présentation de L’Archipel : Chaque vie humaine a-t-elle la même valeur ? Un soir, Liam, couvert de sang, interrompt un dîner chez sa sœur et son beau-frère, Helen et Dany. Le couple veut comprendre ce qui s’est passé, mais le récit du garçon est confus… Orphelin est un thriller familial à huis clos au rythme syncopé prenant pour toile de fond les problématiques sécuritaires inscrites dans nos sociétés occidentales. En savoir plus.

« (…) La première personne rencontrée, une dame, était choquée par ces « putain » récurrents. Ça passait dans la bouche du frère mais dans celle de la soeur, c’était déplacé. Finalement la spectatrice a donné une explication : ces « putain » étaient là pour appuyer le texte.

Une autre dame s’est sentie concernée (« tout peut arriver ! ») et c’est peut-être pour cela qu’elle a trouvé la pièce dérangeante. Elle a été bousculée dans son confort, dans la loyauté avec ses valeurs. Qu’aurait-elle fait : protéger son frère ? le dénoncer ? « Jusqu’où serais-je capable d’aller ? » s’interrogera-t-elle, « Comment survivre à ça ? ».

Puis j’ai rencontré un homme - un ami du compagnon de l’actrice -, impressionné par le débit de parole et la scénographie qui plaçait les spectateurs à proximité des acteurs : « J’ai fait un peu de théâtre, on n’a jamais le dos tourné, mais bon ils étaient aussi dans leur univers ». Il m’a parlé de la lâcheté, du mensonge, du couple, des non-dits qui se révèlent petit à petit… Il a fait référence au film franco-belge écrit et réalisé par Lucas Belvaux, Trente-huit témoins, un film qui raconte l’histoire d’un viol en présence de trente-huit témoins et personne n’a bronché.

Enfin j’ai interviewé Hélène, « J’ai besoin de temps de réflexion, m’a-t-elle dit, je ne suis pas une spectatrice spontanée ». Ce qui ne l’empêchera pas d’affirmer qu’Orphelin c’est comme dans un thriller : un tiroir en appelle à ouvrir un autre, un mot lâché emmène vers une autre dimension, on passe de la compassion à l’horreur, le mensonge et le dilemme sont permanents. Une pièce qui renvoie à la fragilité de la condition humaine, où la victime peut devenir bourreau. »

TÉMOIGNAGES RECUEILLIS PAR UN SCRIBE

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« (…) C’est un véritable règlement de compte. On a la volonté de faire les choses… et on passe à autre chose. On ne le fait pas. Et on finit par faire ce qu’on ne veut pas faire. »

TÉMOIGNAGES RECUEILLIS PAR UN SCRIBE

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« (…) Le premier spectateur rencontré m’a parlé avant tout de la fin d’Orphelin. On repart dans une autre histoire, m’a-t-il confié, un autre drame : Helen demande à Dany de se débarrasser du bébé. Le couple est fini, définitivement. « Mais il n’était pas fini avant, le couple ? s’interroge un spectateur voisin. Il était fini avant que ça commence, non ? C’est quand même bizarre de vouloir un enfant, de ne pas en vouloir un, puis de le vouloir de nouveau. Et puis non. Et puis oui. Les personnages ont une faculté de changer d’opinion, de situation, ils sont toujours entre vérité-mensonge. Ça me rappelle une chanson de Brigitte Bardot : Tu Veux Ou Tu Veux Pas / Tu veux c’est bien / Si tu veux pas tant pis / Si tu veux pas / J’en f’rai pas une maladie / Oui mais voilà réponds-moi / Non ou bien oui / C’est comme ci ou comme ça / Ou tu veux ou tu veux pas.(…). »

La deuxième personne à se présenter à mon Stand Parlotte & Pensée s’est dite « affligée », « mal à l’aise ». Elle a reçu une claque jusqu’à s’interroger : « Qu’est-ce que je ferais, moi, dans cette situation-là ? ». Elle a parlé aussi de la banalité de l’horreur, elle en avait les poils tout hérissés (chair de poule). Elle s’est dit « transpercée » par cet ensemble d’histoires un peu différentes à chaque fois, qui s’imbriquent, qui augmentent, qui prennent du volume. Entre mensonge et vérité, l’histoire change pour vous donner une version différente à chaque fois tout en ayant le même point de départ. Elle a comparé ça à un « interrogatoire de police se situant dans l’intimité d’un couple ».

Un troisième spectateur a repéré les phrases inachevées, les non-dits. À chaque fois on attend quelque chose et ça repart ailleurs. Beaucoup d’entre-nous ont noté ce jeu-là. On attend d’autres paroles à chaque fois, on est donc, en tant que spectateur, suspendu aux mots. On les attend et on ne les reçoit pas. Ça amène à être spectateur du texte davantage que spectateur de la pièce dans son entier.

Enfin j’ai rencontré un monsieur. Les gros mots l’ont choqué, « ils étaient là pour masquer l’horreur de ce qui allait suivre, des gros mots utilisés un peu comme un masque pour rendre plus facile le fond, pour faire passer la couleuvre. » Il a reconnu la musique rock de Chris Isaac qu’il aime mais se demande pourquoi cette musique ici. Il fera aussi un rapprochement avec l’affaire Halimi.

TÉMOIGNAGES RECUEILLIS PAR UN SCRIBE (Hélène)

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« (…) J’ai interrogé une ancienne institutrice, qui a adoré adoré adoré. Y avait-il du suspense ? « Non, pas franchement, dira-t-elle spontanément. Mais un sens de l’histoire qui rebondit en permanence ». C’était une pièce sur la culpabilité, l’amour entre frère et sœur, la façon de se protéger dans une histoire familiale, ou dans le climat actuel tramé par la peur de l’autre qui va jusqu’à la paranoïa, la folie. « Y a des moments où on se demande si les personnages ne sont pas un peu à l’Ouest. »

TÉMOIGNAGES RECUEILLIS PAR UN SCRIBE (Michèle)

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« (…) J’ai rencontré tout d’abord un couple, l’homme et la femme participaient autant l’un que l’autre à la conversation. C’est elle qui l’a entrainé au spectacle, il n’a pas du tout trouvé long et il a bien fait remarquer qu’il n’avait pas regardé une seule fois sa montre. J’ai vu après qu’il avait un toc et que son toc était de regarder sa montre.

La femme a dit qu’elle était entrée dans l’histoire très facilement et lui il a eu une expression un peu marrante : « la configuration scène/salle était super, on était en 3 D, avec une belle proximité avec les acteurs ». Il s’est décrit lui comme un candide étonné et c’est là que sa femme s’est emmêlé les pieds dans son sac, elle a poussé par derrière, elle a basculé complètement. J’ai eu peur, je me suis dit mon dieu mon dieu mon dieu… Et lui, qui ne manquait pas d’humour, il a dit : « Cette pièce, c’était vraiment basculant ».

TÉMOIGNAGES RECUEILLIS PAR UN SCRIBE (Françoise)

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« (…) Y a des moments c’était très subtil, hyper subtil. Y a des moments où on peut éclater de rire, selon comment c’est dit. Le texte est parfois burlesque. Quand elle elle lui dit arrête de te lever et que c’est elle qui se lève. »

TÉMOIGNAGES RECUEILLIS PAR UN SCRIBE (Michèle)

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« (…) La proximité des spectateurs avec le décor et les artistes nous plaçait en voyeurs et aussi en témoins privilégiés, face à leur désarroi. Ils étaient là, devant moi. Je comprenais qu’ils s’adressaient à moi pour mieux me convaincre du bien fondé de leur histoire et je suis certaine qu’ils n’auraient pas hésité, s’ils l’avaient pu, à m’embarquer avec eux dans leur trip. Heureusement, le cube transparent du décor posé là en toute simplicité sur scène les ont isolés comme derrière une vitre aux limites sécurisantes et infranchissables. Cela me permettait de prendre de la distance afin de mieux les regarder s’agiter, s’injurier, se mentir.

TÉMOIGNAGES RECUEILLIS PAR UN SCRIBE (Hélène).

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« (…) Ça se voit que le texte n’a pas été écrit pour être traduit. En français il n’aurait pas été écrit comme ça. On ne parle pas pareil quand on parle dans l’énervement. Notamment dans les « putain », en français le « putain » est moins naturel qu’un « fucking » en anglais.

« C’est typique de l’anglais d’arrêter une phrase et de laisser la personne imaginer. Parce que deux ou trois fois Helen dit quelque chose et elle s’arrête. Et il y a un mot qu’elle ne dit pas et que nous on met.

« Je regarde beaucoup de série, sauf que je ne regarde jamais en français. C’est pour cela que ça m’a dérangé la façon dont ils parlaient. Et puis les acteurs ils surjouaient. C’était pas bien. Tous surjouaient. Peut-être un peu moins le mari, Dany. Faut dire que j’étais très proche des acteurs, si j’avais été un peu plus loin dans la salle, j’aurais moins reçu les éclats de voix.

« Je n’ai pas trouvé dur car on a l’habitude, nous les jeunes, de voir des choses un peu trash. Je n’ai pas eu de problème éthique.

TÉMOIGNAGES RECUEILLIS PAR UN SCRIBE

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« J’ai rencontré une spectatrice qui trouvait la pièce extrêmement lourde, elle est sortie tendue par ce drame familial, « entre les mots qu’on dit et les mots qu’on souhaite dire, il faut du temps parfois ».

TÉMOIGNAGES RECUEILLIS PAR UN SCRIBE

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« (…) J’ai rencontré J. et P. C’est surtout J., la femme, qui parlait, mais P. était d’accord. Pour J. c’est une pièce qui donne à réfléchir. P., il rajoutait de temps en temps dans la conversation des « Tous pourris », « Tous pourris », « Tous pourris ». J., elle trouvait que ça nous renvoyait à nous, à ce qu’on pourrait faire dans une telle situation, et elle a complètement aimé le spectacle, la question était de savoir « jusqu’à quel comportement limite pouvait-on aller pour défendre sa famille ».

Ensuite j’ai vu L., une femme enthousiasmée par l’engrenage de la pièce, dans lequel elle s’est laissé entraîner. Par exemple Dany qui était gentil pouvait se laisser entraîner par le chantage familial, mais « il reste quand même gentil ». Helen, quant à elle, est plus complexe, L. dira même « hypocrite ». C’est Helen qui fait du chantage à Dany, et le pauvre Dany n’a plus le goût à rien, tout lui passe au-dessus. Faudrait presque faire des « battles » de spectateurs, entre ceux qui sont fans de Dany et ceux qui sont fan de Helen.

Est arrivée Chloé, la metteuse en scène. Je lui ai demandé pourquoi elle avait choisi ce texte. Elle m’a dit que c’était le rythme du texte qui l’avait intéressée. Parce qu’elle travaille beaucoup à l’oreille, que c’était un texte qui se frayait un chemin entre le tragique et le rire, qui était assez génial pour elle. C’est vrai que les auteurs anglais ont cette tendance à mélanger le fond et la forme, et à faire de l’humour par contraste. Son travail ? Davantage une direction d’acteurs que de mise en scène, de façon à faciliter la rencontre avec le texte. »

TÉMOIGNAGES RECUEILLIS PAR UN SCRIBE (Anne)

© Dessin _ Anne S.

« (…)

LE SCRIBE.— Avez-vous aimé la pièce ?

LE SPECTATEUR.— Oui, beaucoup, j’ai adoré, pour cette histoire de formidable manipulation des sentiments des uns et des autres. Et vous  ?

LE SCRIBE.— J’ai beaucoup apprécié le jeu des acteurs. D’avoir des phrases qui finissent jamais, j’imagine que cela représente beaucoup de travail. Vous êtes quel genre de spectateur ? Là vous avez plusieurs exemples (il montre les items du dico du spectateur qui défilent).

LE SPECTATEUR.— Moi je serais plutôt le spectateur captivé. Cette pièce est un peu comme une pelote de laine, il y a un fil qui part et petit à petit on en apprend de plus en plus, on sent bien qu’il y a des choses derrière, puis on retire le fil et on se demande jusqu’où ça va aller. Je trouve qu’il y a une forme de suspense quelque part, on sent bien dès le départ qu’on ne sait pas tout, on parle de parents carbonisés et puis ils ne réapparaissent pas, ils ne ressortent pas. L’histoire de la tombe, aussi… On se doute que dans cette famille, il y a des cadavre dans tous les placards.

LE SCRIBE.— Et la fin ?

LE SPECTATEUR.— Chacun fait sa fin. Parce que le frère sort, il sort avec tous ses problèmes, il est malade ce garçon, ça ne va pas s’arrêter là.

LE SCRIBE.— Y a pas vraiment de fin ?

LE SPECTATEUR.— Oui, c’est comme au cinéma, c’est une fin très ouverte, rien n’est solutionné. Au contraire, il y a beaucoup de problèmes qui sont encore là, en pire. Parce que Dany demande à Helen d’avorter. Alors qu’au départ on aurait pu penser que c’était un couple qui allait faire sa vie. Or ce couple est détruit.
Et puis Dany aussi est coupable. Il est très torturé par cette histoire, alors qu’au départ il était posé, tranquille… dans le trinôme. Parce que la sœur et le frère on sent bien qu’ils ont vécu des choses épouvantables et qu’ils sont marqués à vie. Elle a trouvé un équilibre avec ce garçon (Dany), et quand le frère surgit dans le couple, tout explose. Et là maintenant Dany est impliqué dans l’histoire. Je crois que c’est l’idée, comment vont-ils vivre avec ça.
Malgré tout ils ont des sentiments, ces gens-là, on les écoute. Et puis la pièce nous montre qu’ils peuvent être quelque part un peu des monstres.

LE SCRIBE.— Des monstres humains qui s’auto-protègent ?

LE SPECTATEUR.— Oui, les parents carbonisés, on se demande si ce n’est pas le garçon (Liam) qui a fichu le feu à la maison. Et puis Janny, c’est qui Janny, c’est la deuxième sœur ? Voilà quoi, on n’en sait rien. Je répète : il y a encore pleins de cadavres dans les placards.

LE SCRIBE.— Il y a quelques mystères…

LE SPECTATEUR.— C’est clair. Justement, c’est pour nous montrer que ce n’est pas si simple, ça aurait été simple, vraiment des monstres, tout était clair et simple, alors que là rien n’est simple, rien n’est clair. Et c’est vrai qu’on a tendance à leur trouver des excuses, du coup. Quelque part le frère est très attachant, finalement, ça pourrait presque être too much un moment. Et puis le fait qu’il n’ait plus la clé, on se demande ce qu’il va devenir. Même quand on apprend ce qu’il a fait, on n’arrive pas à le détester, on s’inquiète pour lui. C’est un grand malade, hein… J’étais un spectateur attentif. C’est un très beau texte, on va en reparler.

DIALOGUE ENTRE UN SPECTATEUR ET UN SCRIBE (Loevan) - Retranscription d’un dialogue capté par vidéo

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« (…) Dès le début j’ai vu que le Dany était faux (dans son personnage), après toute la famille devient fausse, de toute façon ce sont tous des malades mentaux qui fuient leur responsabilité. »

TÉMOIGNAGES RECUEILLIS PAR UN SCRIBE (Françoise)

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« (…)

LE SCRIBE.— Un sentiment ? Un ressenti ?

LE SPECTATEUR.— J’étais mal à l’aise. (…) J’espérais une lueur pour terminer, mais non y a pas de lueur, pour terminer. (…) Ça m’a retourné plein de choses dans ma tête. Comme les djihadistes, ils ont l’air toujours de dire que c’était simple, qu’ils logeaient des amis…

LE SCRIBE.— Vous avez trouvé que ça correspondait à l’actualité, un peu ?

LE SPECTATEUR.— J’ai trouvé qu’il y avait la même complexité.

© Dessin _ Anne S.

LE SCRIBE.— Est-ce que vous avez réussi, sur l’estrade des spectateurs, à vous identifier à l’histoire ?

LE SPECTATEUR.— Ah non alors ! Ni avec les uns ni avec les autres ! Je veux être ni l’un ni l’autre. Il y a une chose enfantine qui m’est arrivée à la fin, quand ils ont fini, quand ils sont venus vers nous avec le sourire, j’ai dit : arrêtez de sourire, avec tout ce que vous nous avez dit, vous osez venir devant nous encore ? Je voulais qu’ils partent. Parce que je les ai identifiés, alors. Donc c’était très bien joué parce que je suis arrivé à les identifier à leur personnage … Et en plus vous osez sourire que j’avais envie de leur dire.

DIALOGUE ENTRE UN SPECTATEUR ET UN SCRIBE (Jules) - Retranscription d’un dialogue capté par vidéo

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« (…) Depuis peu, je suis chargée de production dans la compagnie Héros-limite. Orphelin présente un travail autour de la dualité mal/bien mais surtout la présence constante, chez chacun des personnages, d’un conflit de loyauté avec lui-même. C’est une pièce qui s’inscrit dans le mouvement du théâtre réaliste.

« L’entrée de la pièce Orphelin est une situation de crime, ce qui ne sera pas le cas de la prochaine pièce : L’abattage de George Maestriani traitera du moment où on bascule dans le mal, malgré une situation de départ favorable. Est-ce qu’on peut devenir mauvais avec une bonne intention ? Qu’est-ce qui explique qu’un sentiment positif appelle un sentiment négatif ?

« La structure de Orphelin et le jeu des acteurs provoquent des interprétations importantes. Hier les situations provoquaient le rire… Aujourd’hui non. Les premières minutes sont déterminantes… Ça peut basculer vers le drama ou le rire, selon l’intention des acteurs. Le texte ne change pas, mais l’intention donnée aux mots est sujet à variation.

« Chloé Dabert, la metteuse en scène, parvient toujours à garder l’ambiguïté… Par exemple ce soir elle a beaucoup insisté auprès de l’acteur qui joue Liam (le frère) pour entrer en scène en dehors de tout sentiment de culpabilité. Pour lui, le mal est inconscient, ce qui n’est pas le cas de Dany, chez qui le mal est conscient. Mais tout dépend du placement du spectateur.

« Ma position de spectateur ? Je passe beaucoup de temps à regarder les têtes de spectateurs, si ça tousse, si ça rit, si ça s’endort… Je suis une spectatrice qui sent la salle, qui l’écoute, je suis toujours en avant sur mon siège pour être proche des comédiens. J’aime être avec eux, les emmener par mon regard le plus loin possible dans leur jeu. Par ma position, je suis une spectatrice qui accompagne les acteurs.

TÉMOIGNAGE RECUEILLI PAR UN SCRIBE (Joël)

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Mise en écriture : Joël Kérouanton.
À partir de témoignages oraux des scribes, et de leurs textes généreusement transmis, téléchargeables ici : Anne S. | Françoise Bonduelle | Hélène CH. | Françoise Roc’Hongar |

1ère mise en ligne le 20 avril 2016 et dernière modification le 17 août 2016.