Est triste de quitter ses personnages avec qui il s’était « essayé » : leurs sens devenaient ses sens, leurs corps devenaient son corps, leurs devenirs devenaient son devenir. À chaque baisse de rideau, fera le deuil d’une autre vie.


« (...) À la fin de la pièce Orphelins, au moment des saluts, le monstre assassin a ri et retrouvé un air tout à fait normal. Je m'étais identifié au jeu de ce personnage, à sa tête. Son salut rieur a cassé la magie. J'avais envie de lui dire, à l'acteur : “Arrêtez de sourire ! Avec tout ce que vous nous avez dit, vous osez venir devant nous comme ça ?” Après une heure et demie de tension, j'étais presque triste de perdre mon personnage, aussi horrible soit-il ! Du coup je n'ai pas aimé la fin. Je ressens ça aussi quand je lis un livre : bing ça s’arrête, je me retrouve seul, orphelin (...). »
UN SPECTATEUR FOUESNANTAIS

Labo : L'Archipel
Collecte : menée par l'atelier L'écume des mots + invités, lors d'une soirée Parlotes & Pensées autour de Orphelins (Cie Héros limite), 30 mars 2016.
Géocalisation : L'Archipel | Pôle culturel Fouesnant-Les Glénan, finistère (France).