Ce n'est pas quand le danseur danse que ce spectateur est ému, mais quand il a fini de danser, quand il est épuisé de danser ou quand il vient de dire quelque chose de sa vie en dehors de la danse. Est ému quand le danseur pense à ce qu'il vient de dire, quand, en fin de compte, il ne fait plus son travail de danseur, ne joue plus, n'a plus rien à faire, quand on perçoit sa solitude, sa réalité, quand il arrive à se rendre à lui-même et pas à sa fonction sociale de danseur.


Collecte : Emails 2009-2010, J. Bel, B. Charmatz, Les Presses du réel, 2013.